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Inauguration de la station d'épuration de Claye-Souilly
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- 20-07-2011
- Assainissement
La nouvelle station d’épuration des eaux usées de Claye-Souilly est en service depuis le printemps 2011. Loin de s’en tenir au respect de la règlementation en matière de rejet, cet équipement a pour objectif de produire une eau de qualité dans un concept de haute qualité environnementale.
Un projet associant technologie de pointe et haute qualité environnementale
Après plusieurs années d’études et de projets, l’ancienne station d’épuration construite en 1975, puis étendue en 1981 ne faisant plus face aux normes de rejet en vigueur, a été remplacée par un nouveau dispositif de traitement.
Construit par Degrémont-France-Assainissement (groupe Lyonnaise-des-Eaux), sous la maîtrise d’œuvre du Cabinet Merlin, il est exploité par Veolia Eau, délégataire du service public d’eau et d’assainissement de la commune. Sa capacité de 14000 EH (équivalents-habitants), permet de traiter 2900 m3 d’eau usées par jour, et jusqu’à 210 m3/h en débit de pointe.
Cette réalisation présente deux points forts :
- Une technologie de pointe dite «à réacteurs membranaires d’ultrafiltration». Le niveau de filtration des membranes permet d’obtenir en sortie d’usine, une eau conforme aux normes « eau de baignade ». A l’avenir, cette eau pourrait être réutilisée pour l’arrosage des espaces verts et le lavage des voiries de la ville (sous réserve de l’autorisation de l’Agence Régionale de Santé) soit une économie de l’ordre de 6000 m3 d’eau potable par an. De plus, d’une part une partie des eaux pluviales peut être traitée grâce à un bassin dit « d’orage » qui stocke les eaux excédentaires pendant les épisodes pluvieux afin de les retraiter ensuite, et d’autre part, les boues issues de la transformation de la pollution retenue, subissent un traitement qui permet leur valorisation en agriculture comme amendement organique. Ces boues sont stockées sur une plateforme fermée et désodorisée, située sur le site de la station d’épuration du quartier de Souilly d’une capacité de 5400 EH, et ce afin de mutualiser les équipements.
- La haute qualité environnementale par son bâtiment bio-climatique qui permet :
- L’utilisation optimale des rayons du soleil rendue possible par une orientation adaptée.
- Des économies de chauffage grâce à une toiture végétalisée favorisant l’isolation, et un puits canadien permettant l’utilisation des calories présentes dans le sol.
- La production d’eau chaude grâce à un chauffage solaire.
- Des économies d’énergie grâce à un éclairage basse tension.
- Une intégration paysagère grâce à l’utilisation du bois comme matériau de construction.
- La récupération des eaux de pluie, dans une noue végétalisée, assurant un apport en eau pour les plantes avoisinantes.
Aujourd’hui, avec ce nouvel outil, un pas de plus est franchi pour la reconquête de la qualité de la Beuvronne, qui est actuellement bien loin d’atteindre le bon état écologique et chimique imposé par la Directive Cadre Européenne sur l’Eau à l’horizon 2027 (objectif par ailleurs dérogatoire par rapport aux objectifs initiaux fixés pour 2015).
Un équipement à vocation pédagogique
Les financements du projet
Dans le cadre de sa politique de l’eau, le Conseil général a participé à hauteur de 16 % du montant total hors taxes de 7 900 000 € HT (études et travaux incluant le stockage des boues sur Souilly), soit 1 300 000 € de subventions.
L’Agence de l’Eau Seine-Normandie et la Région Ile de France ont également apporté leur contribution financière à hauteur respective de 35%, soit 2 800 000 € et de 17%, soit 1350 000 € du montant total hors taxes.
Enfin, pour que cet équipement public de nouvelle génération soit justement accessible aux nouvelles générations, le site propose un parcours pédagogique (accessible aux personnes à mobilité réduite) destiné à accueillir des groupes scolaires sur le thème du cycle de l’eau, des comportements éco-responsables et de la biodiversité.
Ce parcours comprend notamment la création d’une mare implantée dans un ancien ouvrage, la plantation d’espèces rustiques et d’une prairie fleurie, réserve pour les insectes et la petite faune.
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Rapports de l'observatoire

