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Actus

L'autosurveillance dans les réseaux d'assainissement

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  • 11-05-2017
  • ASSAINISSEMENT
  • Par Cécile GIGOU <cecile.gigou@cg77.fr>

Avec l'évolution de la réglementation à l'été 2015, les collectivités gestionnaires des réseaux d'assainissement doivent mettre en œuvre un contrôle des rejets au milieu naturel, tout particulièrement par temps de pluie. Quels types d'équipements mettre en place? Quels sont leurs avantages et inconvénients?


L’arrêté du 21 juillet 2015, relatif aux systèmes d’assainissement collectif et aux installations d’assainissement non collectif, renforce notamment la surveillance des réseaux de collecte afin de protéger le milieu naturel des différentes surverses d’effluents qui peuvent se produire notamment par temps de pluie. Les bassins de collecte générant une charge brute de pollution supérieure à 2 000 Equivalents-Habitants (EH) et comportant des points de surverse sont particulièrement visés avec une notion de diagnostic permanent pour ceux dépassant les 10 000 EH. Globalement on peut retenir la notion de 20 déversements annuels autorisés ou encore la notion d’interception de 95% des volumes d’effluents générés.

Pour cela, les collectivités ont recours à des équipements de mesure utilisant différents procédés et permettant de s’adapter aux multiples conditions hydrauliques des systèmes d’assainissement (hydraulique à surface libre ou hydraulique en charge, correspondant à un écoulement gravitaire ou dans une canalisation sous pression).





L’obtention d’une valeur de débit, dans la majorité des cas, va nécessiter la mesure de deux paramètres : la hauteur d’eau et/ou la vitesse de l’effluent à travers une section de mesurage.

Des canaux préfabriqués ( figure 1 – exemples canaux venturi : portion de canal munie d’un étranglement, la variation de hauteur permet de mesurer le débit traversier), des seuils ou tout autre moyen permettant de définir une loi hydraulique à partir d’une section de mesurage connue seront utilisé en débitmétrie.

Les technologies permettant la réalisation des mesures de hauteurs et de vitesse font appel à divers procédés physiques, comme la mesure de la pression ou de la tension ( figure 3 - schéma de principe débitmètre électromagnétique : mesure de la différence de potentiel entre les deux électrodes de mesure) ou bien alors la mesure du temps de trajet d’ondes, ultrasonores ou électromagnétiques, envoyées par un émetteur et reçues par un récepteur ( figure 2 – Débitmètre à ultrasons temps de de transit).

Ces paramètres, couplés à différentes règles de calculs, vont permettre d’obtenir une mesure de débit répondant au besoin ou alors de fournir une indication sur une fréquence et une durée d’évènement de surverse vers le milieu naturel. En effet, bien souvent une première étape de connaissance du comportement des points de déversement en termes d’occurrence est nécessaire pour définir les enjeux et adapter les technologies de mesures en fonction des préconisations des services de police de l’eau.

Le tableau de synthèse placé en bloc de droite a pour objectif de guider le gestionnaire dans la mise en place d’un système d’évaluation des volumes d’eau en écoulement adapté à ses besoins. Il présente, de façon succincte et pratique, les équipements de mesure les plus utilisés, en abordant leurs domaines d’application, leurs principes de fonctionnement, leurs avantage et leurs inconvénients.