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La qualité de l'eau potable

La majorité des Seine-et-Marnais bénéficie d’une eau potable de bonne qualité. Cependant, certaines communes souffrent encore d’un problème de non conformité. Quelle est la qualité de l’eau potable en Seine-et-Marne ? Quelles sont les actions mises en œuvre par les différents acteurs de l’eau en Seine-et-Marne, réunis autour du plan départemental de l’eau (PDE), pour améliorer la qualité de l'eau potable de notre département ?

Une situation qui s’améliore en Seine-et-Marne

Depuis le lancement du Plan départemental de l'eau, le nombre de communes seine-et-marnaises en situation de non conformité s’est stabilisé. Si certaines actions ont été menées pour régler ces problèmes, certaines ressources en eau se sont dégradées en parallèle.

Au cours de l’année 2017, 20 communes ont vu leur qualité d’eau distribuée s’améliorer.

La dégradation de certaines ressources concerne 11 communes, passées en situation de non-conformité, une situation liée aux paramètres "pesticides" et plus particulièrement la prise en compte  depuis 2016 des pics d'atrazine déséthyl déisopropyl (ADET D) dont les concentrations sont légèrement supérieures au limites réglementaires en vigueur.

Ainsi le nombre de communes non conformes a diminué de 1,76 % en 2017 : 88 communes, au lieu de 97 en 2016, représentant 83 416 habitants. Les paramètres déclassant pour les communes en restriction d’usage restent multiples (nitrates, sélénium et fluor). La proportion d’habitants en situation de restriction d’usage (29 224) a elle cependant connu une augmentation de 2016 à 2017.


Dérogations

Les collectivités distribuant une eau non conforme sont dans l’obligation de solliciter une dérogation auprès des services de l’Etat. Elles doivent s’engager dans un projet permettant d’obtenir la conformité de l’eau distribuée et un calendrier de mise en œuvre. En cas d’attribution de la dérogation, l’Etat endosse la responsabilité de la situation de non-conformité en lieu et place du Maire. Cette dérogation porte sur une durée maximale de trois ans, renouvelable deux fois.

Pour les 88 communes en situation de non-conformité, on constate une absence de dossier de demande pour une douzaine de communes, malgré l’obligation réglementaire de cette procédure. Cette situation est due, dans la plupart des cas, à une prise de conscience insuffisante de la part des élus et à la difficulté de l’élaboration du dossier pour des collectivités en régie. Elle correspond également à certaines collectivités mises en demeure qui n’ont pas encore satisfait à cette obligation ou à des collectivités dont les solutions sont parfois longues à se dessiner.

La commune de Coulommiers et le syndicat de Boissy-Chauffry ont obtenu leur première dérogation en 2017 pour laquelle la solution est la création de deux nouveaux captages et la construction d'une nouvelle usine de traitement.

Six renouvellements de dérogations ont été sollicités courant 2016 à savoir une troisième demande de dérogation pour les communes d’Augers-en-Brie, Chalmaison, Maisons-Rouge, Saint-Just-en-Brie, Vanvillé, Vieux-Champagne qui est actuellement en cours d’instruction par la Commission Européenne. En outre, 11 communes ont vu leur troisième dérogation s’achever sans que la conformité de la qualité de l’eau distribuée ne soit rétablie, ce qui illustre la longueur et l'ampleur des travaux nécessaires au rétablissement d’une qualité d'eau distribuée conforme à la réglementation. Ces communes sont en effet dans l’attente de la réalisation du projet du Schéma départemental d’alimentation en eau potable (SDAEP) dit « du Provinois ».

Le Schéma départemental d'alimentation en eau potable (SDAEP)

Le SDAEP est un outil d’aide à la décision, mis à la disposition des collectivités, afin de permettre aux seine-et-marnais de bénéficier à terme d’une eau du robinet de qualité et en quantité pour tous. Les actions mises en œuvre dans ce cadre ont pour but de promouvoir des solutions techniques pérennes, sécurisées et intercommunales pour l'ensemble du territoire seine-et-marnais.


L’année 2017 a de nouveau été une année de transition quant à la mise en œuvre du SDAEP puisqu'il n'y a eu réellement qu'une mise en eau d'installation au cours de l'année. Par contre, les études et les travaux se sont poursuivis pour de nombreux dossiers, l'état d'avancement est donc le suivant :

  • Les travaux d'interconnexion entre Dhuisy et Coulombs-en-Valois/Crouy-sur-Ourcq portée par la communauté de communes du Pays de l'Ourcq est opérationnelle. Ce dossier concerne deux communes (764 habitants).
  • Les études préalables pour la création de la future unité de traitement des pesticides du SNE sur les ressources du secteur de Verdelot (8 communes et de nombreux hameaux soit environ 3 500 habitants) ont été réalisées. Les travaux débuteront au premier semestre 2018.
  • Le maître d'œuvre a été retenu concernant la création de l'unité de traitement des pesticides de la commune de Villemer.
  • Le dossier de l'Est seine-et-marnais dit "du Provinois" s'est poursuivi avec le lancement de l'étude avant-projet. Les travaux pour la réalisation d'un 1er maillon d'interconnexion en 2017 entre Provins et Saint-Brice/Léchelle (deux communes et un hameau représentant 1 303 habitants) ont aussi été réalisés en 2017. 
  • Les études préalables ont été réalisées à Coulommiers (15 082 habitants) pour la construction de la future unité de traitement et la restructuration des réseaux internes à la commune entre les différentes ressources. Cette opération permettra également de résoudre la non conformité concernant les communes de Boissy-Le-Châtel et de Chauffry (4 200 habitants). 
  • La consultation pour le choix de l’entreprise pour les travaux de connexion du nouveau champ captant du port aux oies situé à Cannes-Ecluses avec les réseaux d’eau potable des communes membres du SME de Varennes-sur-Seine (7 859 habitants), aujourd’hui membre de la Communauté de commune. du Pays de Montereau, a été lancée, les travaux devraient être réalisés en 2018.
  • Le bureau d'études pour la réalisation de l'étude de faisabilité pour la mise en conformité de l'eau distribuée pour la commune de Chartrettes a été retenu. L'étude devrait être lancée en 2018.
  • La mission de maîtrise d’œuvre visant à réaliser l'interconnexion entre Ozouer-le-Voulgis (1 863 habitants) et Coubert s'est poursuivie.
  • La mission de maîtrise d’œuvre visant à réaliser l'unité de traitement des pesticides de Guignes-Rabutin s'est aussi poursuivie.

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