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Inondation

Les programmes d’actions

La France est particulièrement soumise au risque d’inondation. Une commune sur trois, soit 2 millions de riverains, est susceptible d’être inondée, en partie ou en totalité. Les inondations provoquent des victimes et des dégâts matériels dont le coût est estimé à 200 millions d’euros par an. Le risque d’inondations existe aussi en Seine-et-Marne. Pour réduire la vulnérabilité face au risque d’inondations, les responsables publics ont mis en place un certain nombre d’outils. Quels sont ces outils de prévention ?

Le rôle des collectivités territoriales

Les collectivités territoriales ont un rôle important vis à vis du risque inondation .

A l’échelle d’un bassin versant

Pour répondre au PPRI, les collectivités locales et les services de l’État d’un même bassin versant définissent un Programme d’Actions et de Préventions des Inondations (PAPI).

Les propositions traitent :

  • de la régulation du débit,
  • de la création où la restauration des champs d’expansion de crues,
  • du développement de l’information préventive,
  • de la réduction de la vulnérabilité des constructions établies.

Les PAPI sont voués à évoluer avec la mise en œuvre prochaine de la Directive Européenne d’octobre 2007 relative à l’évaluation et la gestion des risques d’inondation en cours de transposition en droit français (intégration dans le projet de la loi Grenelle 2).

La Seine-et-Marne est concernée par 3 PAPI :

  • le bassin versant de la Marne par l’Entente Marne (organisme interdépartemental comprenant 5 départements),
  • le bassin versant de l’Essonne par le SIARCE,
  • le bassin versant de l’Yerres par le SIARV.

A l’échelle de la commune

Elle doit intervenir à plusieurs niveaux :

  • en intégrant le risque inondation dans les programmes d'urbanisation et d'aménagement de l'espace,
  • en mettant en place le plan communal de sauvegarde (PCS) lorsque la commune est soumis à un PPRI. Ce plan définit les actions à mettre en œuvre en cas de dépassement des côtes d’alerte,
  • en élaborant le document d’information sur les risques majeurs (DICRIM) qui dresse à l’attention des habitants l’ensemble des risques encourus sur la commune. Il contient donc des informations afin de faire prendre conscience du risque d’inondation chez les habitants des zones inondables. La mise en valeur de crue sur les façades (crue de 1910 par exemple) est un bon exemple. Il informe sur le comportement à adopter en cas d’inondation et sur les démarches à accomplir en cas de sinistre,
  • en installant des dispositifs d'alerte des particuliers dans les secteurs les plus exposés particulièrement (système d'alerte téléphonique),
  • en soutenant des programmes de diminution de la vulnérabilité des habitations inondables,
  • en créant divers aménagements contribuant, localement, à réduire l'ampleur du phénomène (ouvrages et bassins écréteurs , murets protecteurs et poste de relèvement anti-crue).
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