Nappes souterraines
Pluviométrie et recharge
La pluie est essentielle pour la faune et la flore. Elle alimente les cours d’eau, les zones humides et les nappes souterraines. La quantité de précipitation est directement liée à l'état des réserves en eau. La région Île-de-France et la Seine-et-Marne sont des zones relativement peu arrosées par rapport aux autres régions françaises. La connaissance et la surveillance des pluies en Seine-et-Marne sont donc essentielles pour la gestion de la ressource et la prévention du risque de sécheresse. Le Conseil général, à travers son propre réseau de stations météo, participe à cette surveillance.
- La pluviométrie en Seine-et-Marne
- La recharge des nappes souterraines
La pluviométrie en Seine-et-Marne
Un département relativement peu pluvieux
La Seine-et-Marne est un département de plaine. En pente douce, sur le bord oriental du Bassin parisien, il culmine à 220m au Nord-est et est drainé selon deux grands axes : au nord par la Marne et ses affluents, au Sud par la Seine et ses affluents .
Le département bénéficie d’un climat océanique dégradé , doux et assez peu ensoleillé. L'éloignement de la mer et l'apparition sporadique d'influences continentales renforcent les écarts de température. A Melun, la température moyenne est de 3,2° en janvier et 18,6° en juillet.
Les pluies sont distribuées de manière assez homogène sur l'année, avec un cumul minimum de 40mm en avril et un maximum de 60mm en novembre (normale 1958-2008 à Melun).
La pluviométrie annuelle cumulée atteint environ 650 mm par an en Seine-et-Marne et est légèrement supérieure au reste de la région Île-de-France (600 mm). Comparée aux autres départements, la Seine-et-Marne est un territoire peu pluvieux , la moyenne nationale sur les 50 dernières années étant de 889mm. Cela s'explique par le fait que les vents dominants d'ouest, océaniques et humides, arrosent en premier lieu les sommets normands (effet de fœhn), et sont alors plus secs quand ils parcourent l'Île-de-France. Ce phénomène est accentué par la topographie plane et continentale de la région parisienne, les perturbations atlantiques et régimes neigeux s'en trouvent alors affaiblis, et les orages d'été isolés.
On remarque que les précipitations sont légèrement plus importantes aux environs de Fontainebleau (723 mm de pluie/an) et dans l'est de la Brie (700 mm de pluie/an)
(Source : Météo France)
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Villes/Lieux |
Janv. |
Fév. |
Mars |
Avril |
Mai |
Juin |
Juil. |
Août |
Sept. |
Oct. |
Nov. |
Déc. |
Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Melun |
54 |
47 |
52 |
40 |
51 |
54 |
52 |
52 |
58 |
53 |
60 |
52 |
625
|
| Meaux |
54 |
50 |
49 |
39 |
55 |
58 |
55 |
61 |
57 |
50 |
61 |
58 |
647
|
|
Fontainebleau
|
68 |
57 |
55 |
45 |
65 |
60 |
59 |
61 |
65 |
57 |
68 |
64 |
723
|
(Source : Météo France)
Le réseau de surveillance météorologique du Conseil-général
Le Conseil général de Seine-et-Marne est un acteur historique du réseau de stations de mesures de Météo France. Il est propriétaire et assure la gestion de 12 stations météo réparties sur tout le territoire seine-et-marnais. Ces stations mesurent la pluviométrie, la température et l’humidité relative. Elles constituent un outil de travail pour l’ensemble des services publics départementaux comme le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) qui utilise ces données pour établir l’indice « Feu Météo », permettant d’anticiper les feux en forêt de Fontainebleau durant l'été.
A ce réseau de 12 stations classiques, s’ajoute un second réseau de 4 stations météo routières . Ces dernières évaluent l’état des routes en fonction des aléas météorologiques. Elles donnent des informations complémentaires telles que la température de l’air et de la chaussée, permettant d'anticiper la tenue de la neige, ou encore la formation de verglas, de manière à optimiser les interventions routières et la sécurité des usagers.
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Stations du Conseil-général (du nord au sud) - Dammartin-en-Goële - Messy - Mouroux - Fontenay Trésigny - Voulton - Le Chatelet-en-Brie - Chailly-en-Bière - Vimpelles - Villenauxe-la-Petite - Fontainebleau - Gironville - Egreville |
Légende : - points noirs : Stations Météo France ou autres partenaires - points verts : Stations Conseil général |
La recharge des nappes souterraines
Le bilan hydrique à l'échelle de la France
La recharge des nappes souterraines est directement liée aux quantités d'eau tombées sur leur bassin d'alimentation.
En France, sur les 50 dernières années, le bilan hydrique est le suivant. Sur les 889mm de précipitation annuelles :
- 64% s'évaporent directement sous l’effet du rayonnement solaire, de la température et des vents, ou via l'activité de la couverture végétale, c'est l'"évapotranspiration réelle".
- 36% alimentent les masses d'eau, il s'agit des "précipitations efficaces". Elles se divisent en deux fractions selon leur destination :
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- 15% s'écoulent en surface et viennent alimenter les débits des cours d'eau.
- 21% s'infiltrent dans les sols et participent à la réalimentation des nappes souterraines.
|
Moyennes nationales (1958-2008) |
Milliards de m3 |
mm |
% |
|---|---|---|---|
|
Précipitations |
486 |
889 |
- |
|
Evapotranspiration |
311 |
569 |
64% |
|
Écoulement de surface (cours d'eau) |
75 |
137 |
15% |
|
Recharge des nappes
|
100 |
183 |
21% |
(Source : SOeS)
L'hiver, période favorable à la recharge des nappes
Si la répartition annuelle des précipitations est relativement homogène en Seine-et-Marne, la recharge des nappe ne l'est pas. En effet, l'évapotranspiration étant très élevée entre le milieu du printemps et le début de l'automne (températures importantes, forte activité végétale), la part d'infiltration durant cette période est quasiment nulle. De plus les pluies y sont souvent brèves et intenses, sur des sols secs, favorisant le ruissellement direct.
La recharge des nappes se fait donc principalement en hiver , quand l'évapotranspiration est faible et que les précipitations sont moins intenses et plus soutenues dans le temps, sur des sols déjà saturés en eau.

