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Les routes se mettent au vert

Le Conseil général s'engage

La maîtrise de la végétation dans l’environnement lié aux routes (pieds des panneaux, des arbres et des glissières, îlots et ouvrages maçonnés) s’appuie traditionnellement sur l’utilisation de désherbants chimiques : quelles sont les actions développées par les gestionnaires des routes pour limiter la pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau de Seine-et-Marne par ces pesticides ?

Les routes gérées par le Conseil général

Plus de 4 450 km de routes

Le réseau autoroutier compte aujourd’hui près de 11 000 km d’autoroutes, soit 10 fois plus qu’il y a 30 ans et bon nombre de routes nationales ont perdu leur fonction d’écoulement du trafic. En 2007, l’Etat a ainsi transféré aux départements les routes nationales qui présentaient un intérêt local afin de rapprocher les utilisateurs du niveau de décision local et d’assurer une meilleure gestion de proximité pour ces routes.

Avant cette réforme, le Conseil général gérait 4 060 km de voirie, aujourd’hui il en entretient plus de 4 450 km .

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Zéro pesticide sur la voie départementale

agent en train de désherber au thermique

Le "0 phyto" est en place sur la voirie départementale

Depuis 2007, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques du Plan Départemental de l’Eau et de l’Agenda 21, le Conseil général s’est engagé à « tendre vers le zéro phytosanitaire pour l’entretien du réseau routier départemental », quand les critères de sécurité de l’usager le permettent.

En 2008, les équipes de la Direction de l’exploitation et de l’aménagement de la route ont poursuivi la gestion du réseau routier départemental avec l’ambition d’une utilisation toujours plus réduite des désherbants chimiques grâce au développement des désherbages mécaniques manuels et à la pose de dispositifs qui préviennent la venue de la végétation (massif béton, plaques en matériaux recyclés en pied de panneau ou de glissière…).

Ainsi, le volume de produits consommé avait été réduit de 65 % par rapport à 2007 et 2/3 des communes du département n’ont subi aucun apport de désherbant chimique lié à l’entretien des routes départementales contre la moitié seulement en 2007.

Plus spécifiquement, sur le territoire de la nappe du Champigny, la politique du zéro phytosanitaire pour l’entretien du réseau routier départemental a concerné 173 communes (soit 87 % du territoire de la nappe, contre 70 % en 2007).

Depuis 2009 , le Conseil général n'utilise plus aucun produit chimique pour le désherbage des voiries. La végétation est entretenue par des techniques alternatives (rotofil, désherbage thermique, paillage au pied des arbres...). L'objectif "zéro phyto" a été atteint.(soit 100 % du territoire de la nappe du Champigny, contre 70 % en 2007).

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Les autres routes de Seine-et-Marne

La voie communale

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Les collectivités utilisent des pesticides pour entretenir leurs voiries mais également leurs espaces communaux tels que les espaces verts, le cimetière … Or, la plupart de ces produits, appliqués à des doses trop fortes ou sur des surfaces imperméables, sont lessivés et finissent dans le caniveau. Via les cours d’eau, un certain nombre d’entre eux polluent les eaux souterraines.

En 2007, pour étendre et renforcer l’action portant sur le bon usage et la réduction des produits phytosanitaires mise en place par l’association AQUI’Brie sur le territoire de la nappe du Champigny , le Conseil général a développé une action comparable pour les autres communes du département. A présent l’ensemble de la Seine-et-Marne est ainsi couverte par les actions de sensibilisation à la réduction d’usage des produits phytosanitaires ainsi qu’à la mise en place des techniques alternatives au désherbage chimique.

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La voie nationale

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La Francilienne (RN 104)

Depuis 2002, les services d’exploitation des routes de l’Etat se sont engagés en Seine-et-Marne dans un processus d’usage raisonné des herbicides (choix des produits, respect des dosages, nettoyage du matériel…) mais également de réduction de leur utilisation (recours aux méthodes alternatives et/ou manuelles, nouvelles conceptions des projets d’aménagement routiers...).

Depuis la réorganisation de 2007, 315 km de voirie seine-et-marnaise restent sous la responsabilité de l’Etat et plus particulièrement de la Direction interdépartementale des routes ( Dirif ) qui s’est substituée à l’ancienne Direction départementale de l’équipement (DDE). Il s’agit de 62 km de voies rapides (N2, N3, N6, N104,…), 99 km de bretelles et 154 km de voirie à enjeu national (N19, N36, N330…).

Le bilan de la démarche de réduction d'utilisation des pesticides sur ce linéaire de voirie est très positif, en effet , en 2010 il n'y aura aucun recours aux pesticides par les centres de Brie Comte Robert et Marles en Brie et une importante réduction des doses utilisées sur le centre de Villeparisis avec un seul traitement par un prestataire agréé en pied de glissière et pour la destruction des chardons.

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Les autoroutes (A4, A5 et A6)

Photo Autoroute A5

Autoroute A5

Les sociétés d’autoroutes ont développé un ensemble de compétences internes et de moyens permettant d' anticiper les évolutions à venir en matière d'environnement , depuis les phases de construction jusqu'à l'exploitation. La construction d'une autoroute neuve se caractérise aujourd'hui par la prise en compte de l'environnement le plus tôt possible dans la phase de conception.

Les autoroutes nouvelles sont équipées de systèmes performants de protection de l'environnement comme les bassins de protection des eaux ou les écrans antibruit. Le respect de la biodiversité est également pris en compte avec par exemple des passages spécifiques pour la grande faune ou le rétablissement de corridors biologiques. Des biotopes entiers peuvent être recréés afin de préserver des écosystèmes fragiles traversés par les autoroutes. Economies d’eau, d’énergie, de carburant, de gaz et de pesticides sont de rigueurs.

En Seine-et-Marne, les autoroutes A5 et A6 sont gérées par la société AP2R et l’ A4 par la société Sanef .

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