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Cours d'eau

Qualité des cours d'eau

La directive cadre sur l’eau fixe l'objectif d’atteindre le bon état des cours d’eau à l’horizon 2015. Quelle est la qualité actuelle des cours d’eau ?

Détermination de l'état d'une masse d'eau :

schema bon etat des eaux

QUALITÉ DES COURS D'EAU DE SEINE ET MARNE

RAPPORT 2010 - Données 2009


BON ÉTAT CHIMIQUE BON ÉTAT BIOLOGIQUE BON ÉTAT PHYSICO-CHIMIQUE
L’objectif de bon état chimique consiste à respecter des seuils de concentration
- les normes de qualités environnementales
- pour les 41 substances visées par la directive cadre sur l’eau (notamment certains métaux, pesticides, hydrocarbures, solvants etc.)
Ces seuils sont les même pour tous les types de cours d’eau.
Le bon état écologique correspond au respect de valeurs de référence pour des paramètres biologiques, des paramètres physico-chimiques et des polluants dits spécifiques qui ont un impact sur la biologie.

 Concernant la biologie, on s’intéresse aux organismes aquatiques présents dans le cours d’eau considéré : algues, invertébrés (insectes, mollusques, crustacés …) et poissons via la détermination de différents indices spécifiques.
Le bon état écologique correspond au respect de valeurs de référence pour des paramètres biologiques, des paramètres physico-chimiques et des polluants dits spécifiques qui ont un impact sur la biologie.

 Pour la physico-chimie, les paramètres pris en compte sont notamment :
• l’acidité de l’eau,
• le bilan de l’oxygène,
• la concentration en nutriments (azote et phosphore),
• la température,
• la salinité.
En dépit d’une année relativement sèche limitant notamment les phénomènes de ruissellement, les eaux du département présentent une qualité chimique générale dégradée sur les 39 stations disposant de données.
Le bon état chimique des cours d’eau seine-et-marnais n’est donc, à l’heure actuelle, pas atteint.
Les deux groupes de substances pour lesquels la majorité des stations de mesure du département ne respecte pas les normes de qualité sont : les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) d’une part, et les substances organiques de synthèse et divers, d’autre part. Cela est d’ailleurs un constat national pour les HAP. Suivent ensuite les pesticides et les alkylphénols.
La contamination en lien avec les métaux et les solvants halogénés est plutôt limitée pour cette année.
Sur la base de la valeur des indices en lien avec les macro-invertébrés (IBGN) et les diatomées (IBD), la qualité biologique des eaux du département serait moyenne à bonne pour les 21 stations considérées. Cependant, ce constat doit être modéré dans le sens où le nombre de stations et la variété des données disponibles n’étaient pas suffisants pour tirer des conclusions générales. Le bilan de la qualité physico-chimique est mitigé avec seulement 27% de stations présentant une bonne qualité. Un peu plus de la moitié des stations de surveillance présente une qualité physico-chimique médiocre voire mauvaise. Les matières azotées et phosphorées sont responsables, dans une proportion équivalente, de la dégradation souvent en lien avec des problématiques d’assainissement.
vignette qualité chimique 2010
vignette qualité biologique 2010
vignette qualité physico-chimique 2010

ZOOM sur la problématique des pesticides au-delà du cadre de la DCE

Les résidus de pesticides sont encore bien présents dans les cours d’eau de Seine-et-Marne mais dans des proportions bien différentes d’une substance à l’autre. Concernant les pesticides intervenant dans l’évaluation de l’état chimique défini par la DCE, les déclassements les plus conséquents sont dus aux molécules suivantes : l’endrine, l’hexachlorocyclohexane, l’isoproturon et la trifluraline. L’aminotriazole, le glyphosate et son métabolite l’AMPA, l’atrazineDE et le lénacile sont les pesticides présentant les niveaux de contamination les plus significatifs sur le département.


QUALITÉ GLOBALE

En 2009, la qualité globale des eaux superficielles, résultant de l’agrégation de données afférentes à l’état chimique et à l’état écologique n’est donc pas satisfaisante. Le principe retenu par la DCE, d’attribuer la classe de qualité sur la base du paramètre le plus déclassant, est néanmoins une approche souvent pénalisante pour l’atteinte du « bon état ». L’exemple de l’état chimique, généralement déclassé par la présence de HAP (généralisée en Europe), illustre bien ce constat.