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Collectif

Les stations d'épuration

Une fois collectées, l’une des actions majeures pour atteindre le bon état des milieux aquatiques superficiels est de traiter les eaux usées pour limiter les rejets de matières polluantes qui sont les matières organiques (eaux vannes (wc), eaux ménagères (cuisine, salle de bains), les matières azotées (urine tout particulièrement) et le phosphore, vers les cours d’eau. C’est le rôle des stations d’épuration.

Les dispositifs d'épuration

Le Département de Seine-et-Marne compte au minimum 410 dispositifs d’épuration répartis comme suit :

  • 287 stations d’épuration communales. La station d’épuration communale traite les eaux usées des habitants de la commune mais également potentiellement celles des équipements publics, des artisans et des industriels.
  • 44 stations d’épuration privées. La station d’épuration privée traite les eaux usées d’une entité le plus souvent éloignée de tout réseau d’assainissement communal ; c’est le cas des campings, hôpitaux, maison de retraite, aire de service des autoroutes, etc…
  • 79 stations d’épuration industrielles. La station d’épuration industrielle peut être soit un pré-traitement avant rejet au milieu naturel ou au réseau d’assainissement, soit une station d’épuration assurant un traitement complet.
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La capacité de traitement des stations communales

72 % de la capacité est représenté par seulement 22 stations d’épuration (7,7 % du parc communal).

step 2010

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L'âge des stations d'épuration

Le département de Seine-et-Marne s’est équipé assez tôt (années 1970) de stations d’épuration, essentiellement de type boue activée et de lagunage naturel. En conséquence le parc est assez vétuste.

47 % des stations d’épuration ont plus de 30 ans, durée habituelle d’amortissement de ce type d’équipement.

age step 2010

Les stations d’épuration de capacité supérieure à 10 000 équivalents habitants (EH) devaient être mises en conformité avant fi n 1998, et celles de capacité comprise entre 2 000 EH et 10 000 EH devaient l’être avant fin 2005. Afin de mettre en conformité ces stations, un plan d’action déclinant l’ensemble des outils réglementaires et financiers a été approuvé par la MISE en 2007, puis affiné en 2008 et 2009.

Ainsi, fin 2010 :

  • Seule 1 station de plus de 10 000 EH (contre 5 en 2006) reste encore non conforme vis-à-vis de la Directive sur les Eaux Résiduaires Urbaines (DERU), il s’agit du système d’assainissement de Fontainebleau-Avon. Toutefois, les travaux ont été engagés au premier trimestre 2010 et seront terminés.
  • Toutes les stations de capacité comprise entre 2 000 EH et 10 000 EH (contre 9 en 2006) sont aujourd’hui conformes vis-à-vis de la DERU. Enfin, 7 dispositifs de capacité inférieure à 2000 EH sont non conformes fin 2010 vis-à-vis de la DERU, à savoir Favières, Saint-Augustin, Villiers-Saint-Georges, Ozouer-le-Voulgis, Soisy-Bouy, Chenoise et Yèbles. Il faut cependant souligner que toutes ces collectivités ont lancé la démarche de mise aux normes. Pour certaines, les travaux sont déjà en cours.
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Les types de station en Seine-et-Marne

Les types de station présents dans le Département (cas des stations communales) sont les suivants :

procédés de traitement

Le choix de la technique d’épuration résulte de la prise en compte de plusieurs critères :

  • La taille de la collectivité,
  • la nature, la qualité et la sensibilité du cours d’eau récepteur,
  • les caractéristiques du réseau d’assainissement,
  • les coûts d’investissement et de fonctionnement,
  • les contraintes liées au site d’implantation.

Dans le département, le procédé de traitement des eaux usées le plus représenté, est la technique des boues activées. Elle est utilisée par 75 % des stations d’épuration soit 216 STEP.

C’est la technique, avec la biofiltration, la plus performante en terme de rendements épuratoires.

Le lagunage naturel, les filtres à sable et les filtres plantés de roseaux sont plutôt réservés aux petites collectivités (100-1500 habitants). La boue activée dispose d’une gamme de capacité très large (500 à plus de 100 000 équivalents-habitants). La biofiltration est réservée au dispositif important comme Dammarie-les-Lys (80 000 équivalents-habitants) et Saint-Thibault-des-Vignes (350 000 équivalents-habitants).

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DOCUMENTS

Les fiches techniques sur les filières d'assainissement


les textes règlementaires

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Rapports de l'observatoire

vignette obs-eau2010

Suivi des systèmes d'assainissement collectif en Seine-et-Marne - 2010

vignette obs-eau2010

Gestion agronomique des boues épandues en Seine-et-Marne - 2010

Bilan de fonctionnement

Et pour ma commune ?