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Collectif

Les stations d'épuration

Une fois collectées, l’une des actions majeures pour atteindre le bon état des milieux aquatiques superficiels est de traiter les eaux usées pour limiter les rejets de matières polluantes qui sont les matières organiques (eaux vannes (wc), eaux ménagères (cuisine, salle de bains), les matières azotées (urine tout particulièrement) et le phosphore, vers les cours d’eau. C’est le rôle des stations d’épuration.

Les dispositifs d'épuration

Le Département de Seine-et-Marne compte environ 400 dispositifs d’épuration dont 285 stations d’épuration communales qui traitent les eaux usées des habitants de la commune, mais également possiblement celles des équipements publics, des artisans, des campings, des hôpitaux ou maisons de retraite, des aires de service des autoroutes et des industriels, dans le cas du raccordement de ces établissements sur le réseau communal. Les autres dispositifs sont des stations privées ou industrielles.Ces dispositifs sont utilisés par 1 237 146 habitants en sachant que sur ce nombre , 241 048 habitants font traiter leurs eaux dans 4 stations d'épuration situées en dehors du département (Noisy-le-Grand, Valenton, Evry et Milly-la-Forêt).

La capacité de traitement des stations communales

74 % de la capacité sont représentés par seulement 25 stations d’épuration (8,8 % du parc communal). L’ensemble du parc de station d'épuration du département représente une capacité de 1 466 183 EH (Équivalent-habitant, notion utilisée pour le dimensionnement) et elles reçoivent la pollution produite par 787 878 EH.

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L'âge des stations d'épuration

Le département de Seine-et-Marne s’est équipé assez tôt (années 1970) de stations d’épuration (S.T.E.P.), essentiellement de type boues activées et de lagunage naturel. En conséquence le parc est assez vétuste.

44 % des stations d’épuration (125) ont plus de 30 ans, durée habituelle d’amortissement de ce type d’équipement. Néanmoins, parmi elles, certaines ont été restructurées ou réhabilitées pour partie, afin d'assurer leur mise au normes. 

26 % des stations d'épuration (74) ont 10 ans et moins.

Les stations d’épuration de capacité supérieure à 10 000 équivalents habitants (EH) devaient être mises en conformité avant fin 1998, et celles de capacité comprise entre 2 000 EH et 10 000 EH devaient l’être avant fin 2005. Afin de mettre en conformité ces stations, un plan d’action déclinant l’ensemble des outils réglementaires et financiers a été approuvé par la MISEN (Mission Inter-Services de l'Eau et de la Nature) en 2007, puis affiné en 2008 et 2009.

Ainsi, en 2015 :

  • Toutes les stations de plus de 10 000 EH, à l'exception de celle de Villeparisis, sont conformes vis-à-vis de la Directive sur les Eaux Résiduaires Urbaines (DERU).
  • Toutes les stations de capacité comprise entre 2 000 EH et 10 000 EH sont aujourd’hui conformes vis-à-vis de la DERU, à l'exception de celle de Congis-sut-Thérouanne.
  • Un seul dispositif de capacité inférieure à 2000 EH (Chenoise) est encore non conforme. Toutefois, les travaux de mise en conformité, démarré fin août 2014, ont pris fin au cours du dernier trimestre de l'année.
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Les types de stations d'épuration en Seine-et-Marne

Les types de station présents dans le département (cas des stations communales) sont les suivants :

Le choix de la technique d’épuration résulte de la prise en compte de plusieurs critères :

  • la taille de la collectivité,
  • la nature, la qualité et la sensibilité du cours d’eau récepteur,
  • les caractéristiques du réseau d’assainissement,
  • les coûts d’investissement et de fonctionnement,
  • les contraintes liées au site d’implantation.

Dans le département, le procédé de traitement des eaux usées le plus représenté, est la technique des boues activées. Elle est utilisée par 72 % des stations d’épuration soit 204 STEP.

C’est la technique, avec la biofiltration, la plus performante en terme de rendements épuratoires.

Le lagunage naturel, les filtres à sable et les filtres plantés de roseaux sont plutôt réservés aux petites collectivités (100-1500 habitants). La boue activée dispose d’une gamme de capacité très large (500 à plus de 100 000 équivalents-habitants). La biofiltration est réservée aux dispositifs importants comme Dammarie-les-Lys (80 000 équivalents-habitants) et Saint-Thibault-des-Vignes (350 000 équivalents-habitants).

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