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Collectif

Le traitement des boues

Le traitement des eaux usées entraîne la création d’un sous produit principal que l’on appelle la boue.
Comment la traite t-on ? Où la stocke t-on ? Qu’en fait-on ?
C’est une étape à part entière de la station d’épuration.

Caractéristiques

photo séchage solaire des boues

Traitement des boues par séchage solaire (STEP de Bourron-Marlotte)

Une station d’épuration comprend obligatoirement deux filières de traitement :

  • la filière eau qui assure la dépollution des eaux usées,
  • la filière boue qui assure le traitement du sous produit principal d’une station d’épuration à savoir la boue.

Quelque soit le type de traitement biologique, il y a une production de boue. Elle est cependant plus ou moins importante en fonction du type de traitement de l’eau.

La boue résulte de l’activité biologique des micro-organismes vivant dans les stations et qui transforment les matières transportées par les eaux usées. Elle est composée essentiellement de bactéries mortes, de matière organique stabilisée, de sels minéraux et d’eau. La production pour le département de Seine-et-Marne est de 17 700 T/an de matières sèches (données 2008).

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Typologie des traitements

Au fil des années, les types de traitement des boues se sont diversifiés. Le but de ce traitement est avant tout de réduire la teneur en eau qui reste néanmoins à hauteur de 97 à 80 % selon la technologie, sauf en cas de séchage thermique ou solaire (40 %). Sur le département on peut distinguer les méthodes suivantes :

Filière liquide

  • Les silos à boue (ex : station d’épuration de Dormelles)
  • Les silos à boues concentrées (ex : station d’épuration de Voulx)

Filière solide

  • Les lits de séchage ; plateforme en sable avec des drains dans le fond (ex : station d’épuration de Soignolles en Brie)
  • Les filtres à macrophytes , composés d’un matériau filtrant et plantés de macrophytes et équipés de drains au fond (ex : station d’épuration d’Egreville)
  • Les traitements mécaniques :

- les tables d’égouttage permettant un épaississement des boues "c’est un pré-traitement avant un autre traitement mécanique ou un stockace dans un silo à boues" (exemple : station d’épuration d’Annet sur Marne)

- le filtre à bandes (ex ; station d’épuration de Presles en brie)

- les centrifugeuses (ex : station d’épuration de Montry)

- les filtres presses ( ex : station d’épuration de Champagne sur seine)

En complément de ces 2 dernières techniques, il peut être annexé un séchage thermique afin d’augmenter la siccité des boues.

  • Séchage thermique (ex : station d’épuration de Villeparisis)

92 % des boues produites en Seine-et-Marne font l’objet d’une déshydratation mécanique. La centrifugeuse est l’équipement le plus répandu.

Depuis quelques années et compte tenu de la réglementation, des problèmes liés aux nuisances olfactives et aux demandes des agriculteurs, un traitement complémentaire est apparu, à savoir le chaulage avec de la chaux vive. Les boues sont ainsi hygiénisées. 87 % des boues produites dans le département subissent ce type de traitement complémentaire.

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Typologie des stockages des boues

En fonction de la destination des boues, on distingue plusieurs solutions :

  • Silo à boue avec un temps de séjour de 9 à 12 mois (ex : station d’épuration de Dormelles),
  • Poche à boue avec un temps de séjour identique (équipement comprenant une enveloppe épaisse en matériau synthétique – ex : station d’épuration de Valence en Brie),
  • Aire de stockage bétonnée, couverte ou non, avec un temps de séjour de 9 à 12 mois (ex. station d’épuration de Fontenay Trésigny),
  • Serre pour le séchage solaire, qui a deux fonctions, une fonction de stockage des boues déshydratées mécaniquement et une fonction de séchage par le soleil et l’air naturel. Afin de favoriser le séchage, elle est désormais le plus souvent équipée d’un plancher chauffant alimenté par une pompe à chaleur. (ex : station d’épuration de Bourron Marlotte).
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Destination des boues

Il existe 4 filières principales pour éliminer les boues :

destination des boues
  • La valorisation agricole,
  • le compostage qui est en réalité un complément de traitement en vue d’un recyclage majoritairement agricole,
  • le centre de stockage des déchets ultimes (CSDU),
  • l’incinération.

La production totale de boues des stations d’épuration du département s’est élevée en 2009 à 17 500 tonnes de matières sèches (T.M.S.), valeur sensiblement identique à celle de 2008 représentant environ 90 000 Tonnes de produit brut.

Aujourd’hui, 99 % des boues produites sur le département ont une destination agricole contre 97 % en 2008. Toutes les boues utilisées directement en agriculture font l’objet d’un suivi agronomique.

Cette évolution s’explique essentiellement par l’augmentation du compostage qui se substitue à la décharge, solution plus coûteuse et moins favorable sur le plan environnemental. La part du compostage atteint 25 % de la production. Ces boues sont pour l’essentiel compostées à l’extérieur du département et donc exportées, le compost produit étant épandu sur le territoire d’accueil.

La seule unité de compostage du département (CERNEUX) reçoit peu de boues urbaines du secteur (550 tonnes), le compost produit étant épandu localement. Aucun suivi agronomique n’est réalisé puisque la qualité du compost répond à la norme NFU 44-095.

Localisation des épandages

Le nombre de communes concernées par des épandages est de 151, représentant 29 % de l’ensemble des communes mais ne concerne que 2 % de la superficie agricole utile totale du Département. Trente communes reçoivent plus de 1000 tonnes de produits bruts. Les secteurs particulièrement concernés par les épandages sont :

  • Région nord : Dammartin-en-Goële, La-Ferté-sous-Jouarre et Coulommiers
  • Région centre ouest : Melun

Depuis 2004, le secteur sud (Lorrez-Le-Bocage) a été moins sollicité par les importations de boues des départements limitrophes.

Depuis quelques années, les périmètres d’épandage sont relativement stables. Certains sont éloignés des lieux de production, les productions les plus importantes se faisant en zone urbaine où les terres cultivées disponibles sont réduites et où les contraintes d’épandage sont fortes et tout particulièrement par rapport au risque d’odeurs. Il est logique dans ce contexte que les épandages soient orientés vers les secteurs ruraux.

Le savez-vous ?

Une famille de 4 personnes produit 32 litres de boue par jour.

Dans une tonne de boue brute chaulée à 30% de siccité, il y a 13 kg d'azote, 9 kg de phosphore, 1,2 kg de potasse, 2 kg de magnésie, 80 kg de chaux.

DOCUMENTS

Cartes

Quantité de boues valorisées par commune

vignette carte boue 2010

Les fiches techniques sur le traitement des boues issues de l'assainissement

TELECHARGER

Rapport de l'observatoire

vignette obs-eau2010

Gestion agronomique des boues épandues en Seine-et-Marne - 2010


Et pour ma commune ?