Fleurir les communes et les jardins, un bienfait et un soutien à l’horticulture

C’est un printemps bien particulier que ce début de belle saison 2020, où une majeure partie des français sont restés confinés chez eux à cause de la pandémie due au coronavirus. Faut-il oublier le fleurissement pour autant ?

Fleurir les communes et les jardins, un bienfait et un soutien à l’horticulture

Fleurir les villes et les villages

Crédit photo : Stéphanie HAMON/SEPoMA/CD77 - Fleurissement d’un îlot directionnel avec du Geranium macrorrhizum

Avec des équipes réduites, et de nombreuses responsabilités liées à la pandémie en cours et à des missions de santé publiques, le fleurissement des collectivités et l’entretien des espaces verts peut ne pas sembler une priorité. De fait, certaines commandes de fleurs n’ont pas pu être honorées cette année, ce qui s’est répercuté sur les horticulteurs, un secteur historiquement fleuron de la Seine-et-Marne, et malgré tout devenu sensible.

Pourtant, comme le temps consacré à l’entretien des espaces verts est réduit, la végétalisation de certains espaces peut être une solution. En particulier, la mise en place de plantes couvre-sol permet d’occuper un espace de façon esthétique et avec un entretien minimal. Ce type de fleurissement avec des plantes vivaces est un investissement durable, qui restera en place pour plusieurs années. C’est pourquoi l’utilisation de plantes vivaces est, entre autres, encouragée dans le cadre du label Villes et Villages Fleuris.

Le fleurissement, c’est aussi un cadre de vie agréable qui a un effet bénéfique sur le moral.
Cette année, le fleurissement sera certainement différent des pratiques habituelles, mais il peut trouver sa place dans le contexte actuel, tout en permettant de soutenir les horticulteurs.
 

Cultivons nos jardins et nos balcons

Crédit photo : Stéphanie HAMON/SEPoMA/CD77 - Association de tomates avec des œillets d'Inde et des capucines

En ce printemps, où beaucoup de personnes passent plus de temps chez eux, il est agréable de profiter de son jardin ou de son balcon, quand on a la chance d’en posséder, voire d’égayer son intérieur avec des plantes.

Jardiner, c’est aussi pouvoir cultiver ses légumes et fruits, qu’il s’agisse d’un potager ou plus modestement d’une jardinière avec quelques plantes aromatiques ou fraisiers sur un bord de fenêtre. 
Enfin, le jardinage peut aussi être une activité ludique et éducative à réaliser en famille.

Bien que certaines jardineries soient restées ouvertes pendant le confinement pour la vente de produits d’alimentation animale et de plants potagers, il devrait maintenant être plus simple de se procurer des plants. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de vos jardineries, horticulteurs locaux et fleuristes sur leurs dates et horaires d’ouverture au public, les solutions mises en place : certains ont développé des activités de livraison ou de « drive ».
 

Zoom sur le muguet

Crédit photo : Stéphanie HAMON/SEPoMA/CD77 - Muguet

Est-il trop tard pour acheter du muguet ? La production de muguet pour le premier mai peut être une activité importante pour certains horticulteurs. La vente du muguet a même fait l’objet d’une réglementation particulière cette année, afin de la rendre possible, tout en limitant les risques. 

Cependant, le muguet en pot peut aussi parfaitement être planté. C’est une plante tapissante qui demande peu d’entretien ! Le muguet est aussi une plante d’origine locale, présente dans les bois dans pratiquement toute la France. Plantez-le à mi-ombre pour avoir une chance de le voir fleurir !

Attention cependant : c’est une plante toxique. Prenez garde sur les espaces fréquentés par les jeunes enfants. Vous pouvez aussi cueillir les brins quand la plante fleurit pour en faire des bouquets, et éviter qu’ils ne forment les baies rouges qui peuvent être tentantes. Il  peut aussi être dangereux pour les animaux domestiques.
 

Le Département soutient la profession horticole

L’horticulture figure parmi les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire actuelle. L’activité des horticulteurs et pépiniéristes est à l’arrêt depuis plus d’un mois, alors que c’est entre la mi-mars et la fin mai qu’ils réalisent 75 % de leur chiffre d’affaires. Cette situation fait peser de graves menaces sur la pérennité de nombreuses exploitations en Seine-et-Marne.  

C’est pourquoi le Département a décidé de soutenir dès aujourd’hui cette filière avec un plan d’aide aux horticulteurs et pépiniéristes, doté d’un montant de 200 000 € et comportant deux volets d’actions :  
 
•    Le premier volet concerne les pépiniéristes. Le Département de Seine-et-Marne va commander dans les prochains jours des arbres et arbustes. Ces plantations seront destinées à orner les bords de routes, entrées de villes ou giratoires, dans le cadre des aménagements réalisés par le Département ;
•    Le second volet de ce plan concerne les horticulteurs et consiste en une subvention liée à la perte de leur chiffre d’affaires.