Les inondations

Un risque naturel résulte du croisement entre un aléa d’origine naturelle et la présence d'enjeux, soit des êtres vivants ou des biens vulnérables. Ce risque naturel peut cependant être amplifié par différents facteurs, souvent d’origine humaine. Deux risques naturels sont en relation directe avec l’eau : l'inondation et la sécheresse.

Les inondations

Le risque d'inondation

L'inondation se caractérise par la submersion, rapide ou lente, d'une zone habituellement hors d'eau. Elle résulte le plus souvent du débordement d'un cours d'eau mais peut aussi provenir du débordement d'un ouvrage artificiel ou de la saturation en eau des sols.

Un aléa d’origine climatique

Crédit photo : Ile de Melun lors de l’inondation de 2018

Les fortes crues ont pour origine des précipitations exceptionnellement intenses et/ou longues dans le temps.

Un temps de réponse existe entre l'épisode pluvieux et le débordement du cours d'eau. Il est fonction de la durée de transfert de l'eau au sein du bassin versant, principalement par ruissellement en surface et dans les sols.

La notion de vulnérabilité humaine

Crédit photo : Crue de fin mai 2016 à Soignolles-en-Brie

L'aléa climatique engendre un risque naturel dans la mesure où un enjeu pour l’homme existe et est susceptible d'être touché par l'aléa. Par exemple, des constructions situées en zone inondable représentent un enjeu en cas de crue importante.

La vulnérabilité exprime et mesure alors le niveau de conséquences prévisibles de l'aléa sur les enjeux.

Des facteurs aggravants multiples

Les inondations sont en relation étroite avec le phénomène de ruissellement des eaux, à la surface des sols. L’intensité et la vitesse de ce dernier peuvent varier en fonction de caractéristiques naturelles : telles que la pente, la perméabilité du sol ou le couvert végétal. Cependant, l’homme contribue souvent à l’augmentation et l’accélération du ruissellement par l'imperméabilisation des sols (urbanisation) et leur mise à nu saisonnière (agriculture).

Les aménagements de cours d’eau (recalibrage, canalisation) peuvent contribuer à augmenter la vitesse des flux d’eau et leur force destructrice vers l’aval ainsi que la rupture des ouvrages (digue, seuil).

A une échelle plus globale, le changement climatique associé aux émissions de gaz à effet de serre peut accélérer la fonte des glaciers, et ainsi provoquer une variation du niveau des océans et des cours d'eau. Il peut aussi avoir une influence sur l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes (cyclones, tempêtes,..).

Les conséquences des inondations

Crédit photo : Routes coupées - inondation 2018

En France comme dans de nombreux pays, les inondations sont considérées comme un risque majeur. Ainsi en 2016, environ 1 300 communes ont fait l'objet d'un arrêté de classement en catastrophe naturelle pour 190 000 sinistres.

Crédit photo : Inondation et fragilité électrique

Les inondations peuvent avoir de lourdes conséquences sur nos aménagements et équipements. Selon leur ampleur, elles peuvent notamment détériorer ou détruire le bâti, les voies et réseaux de communication ou encore les cultures. Il en résulte fréquemment une paralysie de l’activité économique et des dégâts matériels lourds. Dans les cas extrêmes, les inondations peuvent être cause de mortalité parmi les populations exposées.

Comment prévenir les inondations ?

Crédit photo : La réserve de la Bassée : une zone tampon naturelle

La prévention a pour objectif de protéger les personnes, de réduire leur vulnérabilité et de renforcer la prise conscience sur les risques d'inondations.

Quelques mesures permettent de limiter l'ampleur des inondations (bassins écrêteurs, lutte contre l'imperméabilisation, restauration des zones humides tampons). Mais il faut avant tout renforcer la prise de conscience du risque, rendre moins vulnérables les équipements existants bâtis en zone inondable et surtout éviter toute implantation nouvelle (habitations, usines...) dans les secteurs reconnus inondables.