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Milieux aquatiques

Zones humides : des eaux précieuses

Les zones humides sont des milieux naturels exceptionnels. D’une grande richesse biologique, elles jouent un rôle essentiel pour la préservation de notre environnement et remplissent de nombreuses fonctions hydrologiques, biologiques, économiques, paysagères, sociales et culturelles.

Les zones humides en chiffre

- 3% du territoire (métropole)

- 50% des espèces d'oiseau

- 30% des espèces végétales

Sont considérées comme zones humides, selon la convention de Ramsar, les étendues de marais, de tourbières ou d'eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris les étendues d'eau marine dont la profondeur n'excède pas 6 mètres à marée basse. La zone humide correspond à un terrain exploité ou non, inondé ou gorgée d'eau de façon permanente ou temporaire.

Des milieux vivants de grand intérêt

Espaces de transition entre la terre et l'eau, les zones humides présentent une forte diversité biologique. Elles remplissent de nombreuses fonctions qui ont des incidences positives sur l’environnement et les activités humaines.

  • Fonctions hydrologiques : Les zones humides jouent un rôle essentiel dans la régulation des eaux : prévention des inondations , soutien d’étiages, recharge des nappes souterraines , épuration des eaux... . Elles épurent naturellement et gratuitement l’eau, favorisant aussi sa rétention et son infiltration pour alimenter les nappes souterraines.
  • Fonctions biologiques : Les zones humides sont essentielles pour la survie des espèces. Elles servent d’étape migratoire, de lieu de reproduction, d’abri, d'hivernage et de nourrissage pour de très nombreuses espèces d'oiseaux d'eau, de batraciens et de poissons. Réservoirs de biodiversité, elles sont un refuge pour des espèces végétales rares. Ainsi, 50% des espèces d’oiseaux d’eau et 30 % des plantes menacées dépendent des zones humides.
  • Fonctions économiques : Les zones humides jouent un rôle économique : production de sel, production de végétaux (plancton, roseaux, bois...) et d’animaux (poissons, coquillages, oiseaux...), capitale pour le maintien d’activités telles que la pêche, l’élevage des coquillages et des crustacés, la fabrication de matériaux de construction, l’agriculture (fourrage, pâturage...).
  • Fonctions paysagères, sociales et culturelles : Enfin, les zones humides remplissent des fonctions paysagères, sociales et culturelles : lieux de détente, de loisirs et de découverte, de grande qualité paysagère.
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Typologie des zones humides


Les zones humides sont présentes sous de nombreuses formes, les principales étant les suivantes :


Type Descritption
Le marais
Creux topographique, recouvert d'eaux stagnantes sur une faible épaisseur, avec une végétation et une faune particulières.
la tourbière
Ecosystème très original et fragile. Elle se caractérise par un sol saturé en permanence d'une eau stagnante pauvre en oxygène. La matière organique peu décomposée dans ces conditions asphyxiantes forme la tourbe.
La vasière
Zone côtière en pente douce. Elle est composée de sédiment vaseux, plus fin que du sable. Ce type de zone humide est difficilement visible en Seine-et-Marne.
La prairie humide Située en bordure d'un cours d'eau, elle assure un rôle d'éponge permettant de stocker les eaux de crue et de les restituer en période d' étiage de la rivière .
L'étang Étendue d'eau douce stagnante, naturelle ou artificielle peu profonde. Il présente la particularité d'être vidangeable.
La mare
Plan d’eau de faible dimension et de faible profondeur. Elle est alimentée par la pluie et les eaux de ruissellement . Le renouvellement des eaux de mare est lent (eaux stagnantes). En milieu agricole, les mares temporaires se nomment mouillères.

Une faune et une flore remarquables

Les zones humides fournissent l’eau, les aliments et les refuges à d’innombrables espèces de plantes et d’animaux. La faune et la flore rencontrées dans les zones humides diffèrent selon les conditions du milieu. Les plantes ne poussent pas au hasard dans une zone humide, leur position dépend de leurs besoin en eau, lumière... et de leur système d'enracinement.



Vign_Jonc
Plantes sur la rive : Joncs, iris jaune, roseaux, saules, aulnes...
Vign_Nenuphar
Plantes d'eau : Nénuphars, lentilles d'eau...
Vign_Larve
Invertébrés : Vers, larves d'insectes...
Vign_Libellule
Insectes en surface ou dans l'air : Libellules...
Vign_Mollusques
Mollusques et crustacés : Escargots d'eau...
Vign_Grenouille
Amphibiens : Crapauds, grenouilles, tritons, salamandres...
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La Convention de Ramsar pour la protection des zones humides

Les zones humides sont en régression constante dans le monde depuis la seconde moitié du 20ème siècle mettant ainsi en danger l’équilibre hydrologique et biologique de la terre. On estime que la France a perdu 50% de ses zones humides. De nombreuses menaces pèsent sur les zones humides : assèchement, drainage, mise en culture, remblaiement, urbanisation, plantation de peupliers…

Objectifs

La Convention sur les zones humides, signée à Ramsar, en Iran, en 1971, est un traité international qui a pour but de préserver les zones humides, notamment leurs caractéristiques écologiques.

Elle vise à enrayer la dégradation et la perte des zones humides en reconnaissant les fonctions écologiques fondamentales de celles-ci ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative.

« La Convention a pour mission la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier ».

Adhérents

La Convention de Ramsar compte actuellement 168 Parties contractantes qui ont inscrit 2182 zones humides, pour une superficie totale de 208.5 millions d'hectares. Le réseau international favorise l’échange d’expériences et de savoir-faire et facilite la coopération pour gérer les zones humides transfrontalières ou situées sur une même voie migratoire d’oiseaux ou de poissons.

Adhésion de la France

La France a adhéré en 1986 à la convention de Ramsar et s’est dotée en 1995 d’un plan national d’action pour l’ensemble des zones humides de son territoire. Il a pour objet d’enrayer la dégradation de ces milieux fragiles et de reconquérir de nouveaux espaces.

En 2014, la France compte 43 sites « Ramsar » soit 3.5 millions d’hectares (métropole et outre mer). La désignation d’une zone humide constitue un label de reconnaissance internationale mais pas une protection réglementaire.

Les sites Ramsar se superposent souvent à d’autres mesures de gestion ou de protection du patrimoine naturel (réserves naturelles, terrains du conservatoire du littoral, sites Natura 2000…).

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Voir aussi

Sur ce site

Sur internet

VIDÉO

Comprendre et découvrir les zones humides


Rappel

Journée mondiale le 2 février

Chaque année, la journée mondiale des zones humides est l'occasion de faire connaître ces écosystèmes, et de montrer l'importance de préserver ces espaces naturels sensibles