Des rosiers en bonne santé

Différentes maladies peuvent affecter les rosiers. Ils peuvent aussi souffrir de certains insectes qui s’en nourrissent. Pour garder ses rosiers en bonne santé, il convient avant tout de s’assurer que vos rosiers sont plantés dans des conditions qui leur sont favorables. Il est possible de choisir des rosiers moins sensibles aux maladies.
Voici certaines des principales maladies et insectes qui peuvent affecter vos rosiers, ainsi que des solutions pour les gérer.

Des rosiers en bonne santé

De bonnes conditions de culture

Crédit photo : M. COTTAY

En premier lieu, assurez-vous que votre rosier pousse dans de bonnes conditions : un rosier affaibli par de mauvaises conditions de culture sera plus susceptible d’être malade. Les rosiers apprécient généralement un sol léger et neutre, un emplacement ensoleillé et bien aéré. 

La plupart des rosiers ne supportent pas bien les sols calcaires. Pour savoir si votre sol est calcaire : prélevez un peu de terre, et versez du vinaigre dessus. Si le sol est calcaire, il se produira une effervescence.  Dans ce cas, choisissez un rosier adapté, greffés sur un porte-greffe résistant au calcaire (Rosa canina ou Rosa laxa).

De façon générale, choisissez des rosiers adaptés aux conditions de votre jardin. Privilégiez les rosiers résistants aux maladies. Les rosiers possédant le label ADR sont particulièrement résistants. (voir le guide de plantation des arbres et arbustes)

Les maladies les plus courantes qui affectent les rosiers

Le meilleur moyen d’éviter les maladies sur les rosiers est d’essayer d’éviter leur apparition ou de limiter leur propagation.

La rouille du rosier

Crédit photo : Jacques PLACE

Cette maladie se traduit par l'apparition de taches jaune-orangé à la face supérieure des feuilles, correspondant à des pustules orangés à la face inférieure des feuilles. Elle est causée par un champignon (Phragmidium mucronatum).

Le Marsonia, ou maladie des tâches noires

Crédit photo : Jacques PLACE

Cette maladie cause un jaunissement des feuilles sur lesquelles apparaissent des taches noires circulaires, puis une chute prématurée des feuilles. Elle est causée par un champignon (Marsonia rosae).

L'oïdium

Crédit photo : Salicyna

Cette maladie causée par un champignon (Sphaerotheca pannosa) provoque dans un premier temps une légère décoloration des feuilles (principalement sur la face inférieure), puis l’apparition d’un feutrage blanc sur les feuilles et les jeunes pousses. Les feuilles atteintes se développent mal et ont tendance à se déformer. L’oïdium du rosier apparaît généralement au printemps et à l’automne, en période de nuits fraiches et humides avec des journées chaudes et sèches (en particulier s’il y a de la rosée le matin).

Le mildiou

Crédit photo : Jerzy OPIOLA

Cette maladie (causée par Peronospora sparsa), se développe lorsque l’air est très humide et la température inférieure à 25°C. Elle provoque l’apparition sur la face supérieure des feuilles de taches jaunes – brunes, souvent délimitées par les nervures ; un léger feutrage blanchâtre se développe sur la face inférieure des feuilles.

La chlorose

Crédit photo : Jacques PLACE

Les feuilles jaunissent, palissent, et finissent par se dessécher. Il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’une carence, généralement en fer.

Les solutions

Contre la rouille, le marsonia, l’oïdium, et le mildiou, les solutions sont similaires :

  • Evitez de planter des roses trémières à proximité des rosiers. En effet, ce sont aussi des plantes hôtes de la rouille du rosier, et elles peuvent leur transmettre cette maladie.
  • Si un arrosage est nécessaire, faites-le le matin, au pied. Evitez de mouiller les feuilles.
  • Désinfectez vos outils à l’aide de vinaigre d’alcool lorsque vous taillez vos rosiers pour éviter de propager la maladie d’un rosier à l’autre.
  • Espacez bien vos plantations et taillez les rosiers trop touffus, afin que les rosiers soient bien aérés.
  • Apportez du compost au pied du rosier à l’automne, votre rosier résistera mieux aux maladies
  • Dès les premiers signes de maladies, coupez et détruisez les feuilles malades. Ne les compostez pas. Ceci nécessite une observation régulière de vos rosiers.
  • Si vous repérez un début de maladie, pulvérisez vos rosiers avec une décoction de prêle, qui les rendra plus résistants contre les maladies et limitera la propagation du champignon.
  • Ramassez et jetez les feuilles mortes à l’automne si votre rosier a été malade. Supprimez les feuilles mortes encore sur le rosier, et ne les compostez pas. Le champignon peut hiverner dans les feuilles mortes et attaquer à nouveau votre rosier au printemps.

Dans le cas de la chlorose, apportez un engrais adapté riche en fer. Un apport de compost à l’automne pourra également être utile. Evitez les paillages acidifiants comme les écorces de pin.

Quelques insectes qui causent des dégâts sur les rosiers

Différents insectes se nourrissent du rosier. Lorsqu’ils sont en quantité importante, ils peuvent affaiblir la plante ou réduire son intérêt esthétique.

Les pucerons

Crédit photo : Pucerons sur rosier

Les pucerons forment des colonies de petits insectes de 1 à 4 mm, au corps souvent en forme de poire, possédant de longues antennes, et se nourrissant en suçant la sève des végétaux. Ils peuvent causer un affaiblissement de la plante, des déformations et des enroulements de feuilles. Les pucerons excrètent du miellat, un liquide sucré qui rend les feuilles poisseuses et permet parfois le développement d’un champignon noir, la fumagine (non dangereux pour la plante). Les fourmis élèvent quelquefois des pucerons pour se nourrir de miellat, favorisant leur prolifération.

 

Solutions :

Favorisez leurs nombreux prédateurs naturels (coccinelles, syrphes, hémérobes, chrysopes, perce-oreilles…). D’autre part, coupez et détruisez les branches très infestées. Il est possible de passer un jet d’eau pour les décrocher ou de frotter les tiges infestées avec un chiffon mouillé. Vous pouvez utiliser un mélange d’eau et de savon (notamment le savon noir) pulvérisé régulièrement. Le purin d’ortie est également efficace.

Les Tétranyque tisserands (ou araignées rouges)

Crédit photo : J. HOLOPAINEN

Les tétranyques tisserands (Tetranychus urticae), sont en fait des acariens et non des insectes.  De très petite taille, ils sont difficiles à observer à l’œil nu. Ils sont de couleur jaune, orangée à rouge. On remarque leur présence à la coloration argentée que prennent les feuilles en raison de leurs piqûres pour se nourrir, puis par un dessèchement des feuilles. On peut aussi observer la présence de toiles soyeuses qu’ils tissent à la face inférieure des feuilles pour se protéger.

 

Solutions :

Les tétranyques supportent mal l’humidité. Vous pouvez simplement vaporiser de l’eau sur les feuilles (pensez à aussi mouiller le revers des feuilles) et arroser le pied de vos rosiers.

Les cochenilles

Crédit photo : Cochenille australienne

Les cochenilles sont de petits insectes qui sucent la sève des végétaux, ils sont souvent protégés par des cires ou des laques. Elles forment des amas cotonneux ou de petits boucliers cireux. Comme les pucerons, elles excrètent du miellat qui peut être à l’origine du développement de la fumagine. Lorsqu’elles sont très nombreuses elles peuvent entraîner le ralentissement de croissance de la plante. Il existe différentes espèces qui peuvent affecter le roser (comme la cochenille australienne, le pou de Californie, ou la cochenille du rosier).

 

Solutions:

Favorisez leurs prédateurs naturels tels que les coccinelles. Supprimez les branches très infestées (ne les mettez pas au compost). Pulvérisez régulièrement un mélange d’eau et de savon noir ou du purin d’ortie.

Les tenthrèdes

Crédit photo : Beentree. Larve de tenthrède des feuilles du rosier (Arge pagana)

Les larves de cet insecte de la famille des guêpes ressemblent à de petites chenilles. Différentes espèces attaquent les rosiers. Très voraces et souvent nombreuses, elles consomment les feuilles en commençant par le bord et en n’en laissant que la nervure centrale.

Tandis que les véritables chenilles ont trois paires de pattes thoraciques et de deux à cinq paires de fausses pattes abdominales…  Les larves de tenthrèdes ont 6 à 9 paires de fausses pattes abdominales, en plus des trois paires de pattes thoraciques.

Lorsque les larves de tenthrèdes se sentent en danger, elles relèvent leur abdomen en une forme de S caractéristique.

 

Solutions :

Favorisez la présence des oiseaux insectivores. Surveillez vos rosiers et ramassez-les à la main lorsque leur nombre le permet, puis écrasez-les. Pulvérisez un mélange d’eau et de savon noir.

Enfin, à la fin de leur développement, les larves se laissent tomber au sol et tissent un cocon dans lequel elles hivernent. C’est pourquoi il peut être utile de biner les pieds des rosiers à l’automne et en hiver, puis au début du printemps, afin de déterrer ces nymphes et de les exposer aux intempéries et aux prédateurs.