Assainissement

Définitions & sources de pollution

On appelle eaux pluviales, la part des pluies qui atteint les sols et les surfaces construites des zones urbanisées, souvent majoritairement imperméabilisées, et qu’il faut généralement prendre en charge jusqu’à son retour dans le milieu naturel.

Définitions

Les eaux pluviales

Les eaux pluviales constituent la partie des pluies qui atteint les nappes et le milieu naturel après avoir « lessivé » les sols et les surfaces construites des zones urbanisées, créant de potentielles pollutions vis-à-vis de la ressource en eau. Elles peuvent aussi provoquer des inondations de zones urbanisées lors de phénomènes pluvieux importants. Leur collecte et leur traitement par les systèmes d’assainissement collectif,  peut en effet devenir très problématique, surtout lors d’évènements très pluvieux car,  pour des raisons technico-économiques, ces systèmes ne peuvent être dimensionnés pour toutes les pluies.

Le ruissellement

Un évènement pluvieux se caractérise par : une intensité, une durée et une fréquence.

Une pluie entraîne un phénomène de ruissellement plus ou moins important (cf. définitions ci-dessous) en fonction notamment de l’occupation du sol, de la nature des sols et de ses caractéristiques.

Sur la totalité de la pluie précipitée, seulement une partie atteint le sol, puis recharge les réserves en eau du sol et/ou génère un ruissellement, comme en témoignent les définitions suivantes :

  • Pluie incidente : précipitation qui atteint tout objet en relation avec le sol. C'est la pluie mesurée par le pluviomètre.
  • Pluie nette : précipitation qui atteint effectivement la surface du sol, après qu'une partie a été retenue par la végétation. Sous couvert forestier, c'est la somme de la pluie qui passe directement à travers la végétation
  • Pluie utile : portion des précipitations qui contribue à la recharge des réserves en eau du sol.
  • Pluie efficace : fraction des précipitations génératrice d'écoulement, immédiat ou différé, superficiel ou souterrain.

Plus le taux d’imperméabilisation augmente, plus la pluie génère du ruissellement avec des risques d’inondation accrus vers l’aval.

La gestion des eaux pluviales

La gestion des eaux pluviales vise la limitation du risque d’inondation des centres urbains, et aussi la diminution les flux de polluants engendrés. Pour cela, lors des projets d’aménagements urbains, il est essentiel de favoriser la réduction des surfaces imperméabilisées des sols en gérant l’infiltration des eaux pluviales à la source.

Au vue de la problématique des épisodes pluvieux grandissants en France et en Seine-et-Marne, le Département et ses partenaires ont intégré, dès le Plan Départemental de l’Eau 2012-2016, un volet Eaux pluviales au Schéma Départemental d’Assainissement, afin d’apporter un suivi et une aide aux collectivités. Ce volet est développé dans le Plan Départemental de l’Eau actuel 2017-2024, en vue de mettre en place une stratégie territoriale dans le domaine de la gestion intégrée des eaux pluviales en lien avec l’aménagement et l’entretien des espaces publics.

Sources de pollution des eaux pluviales

L'atmosphère

La première source de pollution des eaux pluviales provient des polluants atmosphériques qui peuvent être piégés par les gouttes lors de leur chute.

La majorité est liée aux rejets des industriels et des moteurs à combustions.

Bien que ce piégeage puisse ponctuellement générer des phénomènes de pluies acides avec des conséquences sur la végétation, en termes de pollution des eaux pluviales, ces substances atmosphériques restent relativement peu impactantes par rapport aux autres sources.

Quelques substances :

  • Oxydes de carbonnes
  • Oxydes d'azote
  • Oxyde de souffre

La deuxième source de pollution, qui est aussi la plus importante, provient des substances polluantes qui se déposent et s’accumulent entre deux épisodes pluvieux sur les surfaces urbaines (voirie, bâti), et qui sont remobilisées par l’eau lors de son écoulement.

Il s’agit principalement de sables et de matières en suspension (MES), de résidus de substances produites par les véhicules thermiques (essence, huile, usure des pneus), de dépôts issus de fumées industrielles, ou encore de produits d'entretien du bâti, des voiries et des espaces verts.

On trouve aussi dans les eaux de ruissellement des pollutions microbiologiques, engendrées par les dépôts d'ordures ménagères et les déjections animales.

Quelques substances :

  • Agents de surface (tensioactifs, détergents)
  • Hydrocarbures (HAP, benzène, toluène, solvants chlorés)
  • Phtalates
  • Pesticides (diuron interdit en 2008, glyphosate)
  • Biocide
  • Micro-organismes (bactéries, virus)
  • Résidus de pneu (zinc, plomb)

La corrosion des surfaces bâties

Enfin, une part non négligeable des polluants peut aussi provenir de la corrosion par l’eau des matériaux de construction utilisés dans les centres urbains. Cela concerne en particulier les matériaux de toiture et les surfaces métalliques. Quelques exemples de métaux lourds pouvant polluer les eaux pluviales sont le zinc, le cuivre et le nickel.

Le cycle des eaux pluviales

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