Stations d'épuration des eaux usées

Une des actions majeures pour atteindre le bon état des milieux aquatiques superficiels est de traiter les eaux usées pour limiter les rejets vers les cours d’eau, de matières polluantes : les matières carbonées (eaux de wc, eaux ménagères), les matières azotées (urine tout particulièrement) et le phosphore. C’est le rôle des stations d’épuration.

Stations d'épuration des eaux usées

LES DISPOSITIFS D'ÉPURATION COLLECTIFS

Le Département de Seine-et-Marne compte environ 290 stations d’épuration sous maîtrise d’ouvrage publique (représentant une capacité épuratoire de 1 484 021 EH ), qui traitent les eaux usées des habitants de la commune, mais également possiblement celles des équipements publics, des artisans, des campings, des hôpitaux ou maisons de retraite, des aires de service des autoroutes et des industriels, dans le cas du raccordement de ces établissements sur le réseau communal. Les autres dispositifs sont des stations privées ou industrielles.

Ces dispositifs sont utilisés par 1 277 063 habitants (soit près de 91% de la population totale du département), en sachant que sur ce nombre, 247 800 habitants font traiter leurs eaux dans 4 stations d'épuration situées en dehors du département (Noisy-le-Grand, Valenton, Evry et Milly-la-Forêt). 

Les graphiques ci-dessous montrent la répartition du nombre de station d’épuration et de la part de pollution reçue par capacité de traitement en 2019.

 

74% de la pollution totale est prise en charge par 25 stations d’épuration de capacité de traitement supérieure ou égale à 10 000 EH .

L'âge des stations d'épuration

Le département de Seine-et-Marne s’est équipé assez tôt (années 1970) de stations d’épuration (S.T.E.P.), essentiellement de type boues activées et de lagunage naturel.

Les stations d’épuration de capacité supérieure à 10 000 équivalents habitants ( EH ) devaient être mises en conformité avant fin 1998, et celles de capacité comprise entre 2 000 EH et 10 000 EH devaient l’être avant fin 2005. Afin de mettre en conformité ces stations, un plan d’action déclinant l’ensemble des outils réglementaires et financiers a été approuvé par la MISEN (Mission Interservices de l'Eau et de la Nature) en 2007, puis affiné en 2008 et 2009.

En conséquence près de la moitié du parc est assez vétuste, notamment pour les stations d’épuration de taille inférieure à 2000 EH .

Depuis 2010, la mise aux normes des systèmes d’assainissement prioritaires (impactant la qualité des milieux récepteurs ou vétustes) est impulsée par les acteurs de l’eau de Seine-et-Marne (Conseil départemental 77, DDT 77, DRIEE et AESN ) à travers les SDASS EU (Schémas Départementaux d’ Assainissement des Eaux Usées) n°1 (2010-2015) puis le n°2 (2018-2022).

Le graphique ci-dessous montre la répartition des 290 stations d’épuration communales par âge et capacité de traitement  en 2019.

113 stations d’épuration (soit 39% du parc) ont plus de 30 ans, durée habituelle d’amortissement de ce type d’équipement. Néanmoins, parmi elles, certaines ont été restructurées ou réhabilitées pour partie, afin d'assurer leur mise aux normes.

27 % des stations d'épuration (79) ont 10 ans et moins.

Les types de stations d'épuration en Seine-et-Marne

La répartition des différents types de station présents dans le département (cas des stations communales) au 1er janvier 2019 est indiquée sur le graphique ci-dessous.

Le choix de la technique d’épuration résulte de la prise en compte de plusieurs critères :

  • la taille de la collectivité,
  • la nature, la qualité et la sensibilité du cours d’eau récepteur,
  • les caractéristiques du réseau d’assainissement,
  • les coûts d’investissement et de fonctionnement,
  • les contraintes liées au site d’implantation.

Dans le département, le procédé de traitement des eaux usées le plus représenté, est la technique des boues activées. Elle est utilisée par 70 % des stations d’épuration soit 202 stations d'épuration. C’est la technique, avec la biofiltration, la plus performante en termes de rendements épuratoires.

Le lagunage naturel, les filtres à sable et les filtres plantés de roseaux sont plutôt réservés aux petites collectivités (100-1500 habitants). La boue activée dispose d’une gamme de capacité très large (500 à plus de 100 000 équivalents-habitants). La biofiltration est réservée aux dispositifs importants comme Dammarie-les-Lys (80 000 équivalents-habitants) et Saint-Thibault-des-Vignes (350 000 équivalents-habitants).